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Parfois, j’aimerais pouvoir mettre mes enfants sous cloche !

J’avoue, parfois j’aimerais pouvoir mettre mes enfants sous une cloche pour les protéger, tel le petit prince avec sa rose. Et avec la période actuelle, je me dis que ce serait parfois une bonne solution ! Bien entendu la raison me dit que ce n’est pas possible et que ce ne serait pas leur rendre service, mais mon cœur s’interroge ! Voilà un aperçu

Du choix des 30 grammes au premier morceau de viande

Je repense parfois avec nostalgie à cette époque ou les choix cornéliens se résumaient à l’alimentation. Est-ce que je rajoute 30gr de plus dans son biberon sans consulter la pédiatre ? Par quoi je commence la diversification ? Les courgettes ? Les haricots ? Est-ce que je commence la viande maintenant ? A cette époque on me disait cette phrase horrible : petit, petit soucis, grand, grand soucis. Bon quand ton enfant est un prématuré, tu sais que cette phrase n’est pas très logique. Mais une fois la période délicate passée, et avec le recul bien évidemment, je me dis qu’avant, les choix étaient moins compliqués.

Du paquet de biscuit à la reprise scolaire

Maintenant, je me demande si le paquet de biscuit, qui a passé quand même 3 jours dans un sac, ne va pas les rendre malade s’ils le touchent. Si les amener sur le parking de l’école, même si la police a validé l’action, n’est pas les mettre en danger. Et alors que j’ai passé des années à les motiver le matin pour aller à l’école, me voilà en train de m’interroger sur la bonne décision à prendre : les mettre à l’école ou les garder à la maison !

Conclusion

En cette période mouvementée, les choix parentaux sont, je trouve, assez anxiogènes. Entre la continuité pédagogique, la reprise scolaire, les gestes barrières, la charge mentale, le rôle de parent devient encore moins facile. Alors oui parfois, j’aimerais, quand je raisonne avec mon petit cœur de maman,  pouvoir être toute puissante et pouvoir les protéger contre tout et les mettre sous une cloche ! Est-ce que ça vous arrive aussi ?

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Est-ce que je t’ai dit que je t’aimais aujourd’hui ?

En cette troisième semaine, j’ai le sentiment que les choses s’apaisent. Nous trouvons un rythme et l’ascenseur émotionnel se calme. Avant le confinement, nous avions chez nous une sorte de rituel qui consiste à se dire en fin de journée « je t’ai dis que je t’aimais aujourd’hui ? ». Alors on sourit, on se dit je t’aime et on se serre fort. Mais ces deux dernières semaines, je ne suis pas certaine d’avoir posé cette question. Voici donc quelques phrases que j’ai dites à la place.

Je t’ai dit

Je t’ai dit : aller c’est l’heure de travailler

Je t’ai dit : je t’ai imprimé tes fiches de français

Je t’ai dit : là tu t’es trompé

Je t’ai dit : c’est quoi le travail aujourd’hui ?

Je t’ai dit : tu pourrais faire un effort

Je t’ai dit : attend j’envoie un mail à un client

Je t’ai dit : corrige-toi seule

Je t’ai dit : tu as déjà fini ? Tu es sûr ?

Je t’ai dit : tu aurais pu t’appliquer

Mais est-ce que je t’ai dit que je t’aimais aujourd’hui ? Non

Et puis aussi

Je t’ai dit : attends là je travaille

Je t’ai dit : tu pourrais mettre la table stp ?

Je t’ai dit : je suis fatiguée

Je t’ai dit : tu pourrais ranger ta chambre un peu

Je t’ai dit : arrête les écrans et fait un jeu

Je t’ai dit : on mange ce qu’il y a et puis voilà

Je t’ai dit : tu pourrais m’aider plus souvent

Je t’ai dit : arrête d’embêter ton frère

Je t’ai dit : ça fait trois fois que j été demande de prendre ta douche

Je t’ai dit : arrête de rester aussi longtemps sous la douche !

Je t’ai dit : pense à mettre le fromage au frais

Mais est-ce que je t’ai dis que je t’aimais aujourd’hui ? Non

Conclusion

Mon erreur numéro 4 c’est celle-ci. Prise par les choses à régler, par le désir de vouloir bien faire, par l’envie que tout roule pour apaiser mes émotions j’en ai oublié l’essentiel. Continuer notre rituel.

Ce n’est pas grave, j’ai fait comme j’ai pu, mais cette troisième semaine j’ai pu me reconnecter à l’essentiel. Dire à mes proches que je les aimais, comme je le faisais avant. Et vous quel rituel d’avant souhaitez-vous remettre en place ?

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Continuité pédagogique versus climat familial

Cette deuxième semaine, je me suis interrogée sur les bienfaits (ou non !) de la continuité pédagogique. Oui nous avons de la chance que les enseignants permettent à nos enfants de poursuivre leur apprentissage et je les en remercie. Mais comme pour beaucoup de mes amis, ce cadeau semble un peu empoisonné. Dans un précédent article, j’avais déjà évoqué les dangers de l’épuisement. Je creuse ici ma pensée. Tour d’horizon de nos difficultés.

Un climat anxiogène

Le contexte de cette continuité pédagogique ne s’est pas faite dans la sérénité. Les écoles ont fermé du jour au lendemain et nous avons tous été bousculés. Et nous le sommes encore ! Nous nous inquiétons pour nos proches, pour nos amis mais également pour nous. Nous sommes garants de l’organisation du quotidien et certains travaillent à la maison avec toute la difficulté que cela engendre. Notre stress est déjà très élevé. Et puis la vie continue avec aussi ses maladies et ses décès qui ne sont pas uniquement liés au virus.

Une continuité pédagogique anxiogène

Sur ce terrain déjà compliqué, vient s’ajouter le suivi scolaire de nos enfants. Et nous avons à cœur de réussir cette mission, surtout que les enseignants mettent en œuvre tous les moyens pour assurer leur instruction (présentations, fiches,blogs…) Oui mais voilà. Pouvons-nous demander à nos enfants d’être autonome sans préparation ? Pouvons-nous nous substituer aux enseignants et assurer les maths, le français, l’histoire-géo, la techno, la biologie ? Nous n’avons pas tous les mêmes capacités pour assurer  le suivi scolaire, ni le matériel adéquat, et nos enfants ne sont pas non plus égaux en termes de facilités (ou difficultés) d’apprentissage. Tout cela crée des tensions parents-enfants mais aussi entre parents. Fatigués et angoissés, nos mots dépassent notre pensée. Et pour certains enfants, c’est physiquement qu’ils reçoivent l’inquiétude ou le ras-le-bol de leurs parents.

Conclusion

Je n’ai pas la solution magique. Nous faisons des choix pour tenir pendant ce confinement qui va durer plus de 15 jours. Les parents qui télétravaillent dans la sérénité parce-que les enfants sont autonomes, ça n’existe pas chez nous ! Alors plutôt que de lutter contre une perfection qui n’existe pas, nous faisons de notre mieux en essayant de préserver la santé physique et émotionnelle de chacun. Et ce n’est pas évident !

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Confinement, charge mentale et burn-out : soyez vigilants !

Au terme de cette première semaine de confinement, je vous fais part de notre bilan. Nous avons de la chance puisqu’à l’heure actuelle nous sommes 2 à télétravailler. Les enseignants de mon fils (collège) et l’enseignante de ma fille (CM2) ont mis dès lundi la continuité pédagogique en place. Mes deux enfants ont des troubles de l’apprentissage (ils sont « DYS) et mon fils a une santé fragile. Bilan : nous sommes tous épuisés ! Je ne fais ici que témoigner de mon expérience.  C’est parti !

L’épuisement parental

Comme beaucoup, en plus de l’ascenseur émotionnel lié aux annonces et à la crainte que nous avons pour nos proches, il a fallu réorganiser notre travail, gérer les courses, et commencer à organiser l’école à la maison. La charge mentale est énorme. La charge mentale c’est un « processus mental qui sature la mémoire à court terme par un effort cognitif constant nous mettant souvent en situation de double tâche cognitive ». En résumé c’est quand on fait l’effort de penser à plusieurs choses en même temps, ce qui nous prend du temps et surtout de l’énergie. De plus, nous sommes constamment en zapping mental « Je dois  rappeler le client A  …Comment fille cadette ? Comment on fait pour diviser par dix et bien…ah attends…Tu dois envoyer une pièce jointe Fils ainé et tu ne sais pas comment on fait ? J’arrive. Ah ça sonne, oui papa il faut cocher la case et remettre la date à chaque sortie…Alors j’en étais où ah oui client A, fille cadette, et fils ainé… ».

L’épuisement des enfants

La pression est énorme sur nos enfants, car on leur demande d’être autonomes lors d’un changement brutal donc non accompagné. Or, dans les entreprises, cela fait plusieurs années que nous intervenons pour que tout changement soit accompagné. Erreur numéro 1.

De fait ils doivent jongler entre différentes fiches qui sont sur différents supports avec des approches pédagogiques multiples. Mais est-ce vraiment possible de leur demander d’apprendre les leçons seuls, de se corriger seuls et d’être performants du jour au lendemain ?! De rester aussi longtemps derrière des écrans ? Vendredi mon fils n’en pouvait plus. Arrêt, on l’a envoyé se reposer. Erreur numéro 2.

Conclusion

On s’est laissé emporter par la vague. Cette semaine nous avons voulu être parfaits : parfaits pour aider nos proches, parfaits dans la gestion du quotidien, parfaits pour nos clients, parfaits pour nos enfants qui devaient aussi faire un effort. Bref nous avons voulu du jour au lendemain, faire cohabiter deux systèmes comme si de rien n’était. Comme si la technologie allait juste remplacer le manque de présentiel. Pourtant la transformation digitale, la conduite au changement et le bien-être au travail je maitrise. Mais prise par l’émotion, je me suis laissée entrainée. Erreur numéro 3 ! Désormais je prends le temps de réfléchir. Nous alors faire des choix, parce-que je ne veux pas qu’à la fin de ce confinement qui va durer, que nous finissions ma famille et moi complètement épuisés !

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Venez nous voir au forum !

Nous parlerons de notre quotidien de parents mais aussi des ateliers et des conférences qui redémarrent !

Bonne rentrée à tous !

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Qui veut apaiser les devoirs par l’alimentation ?

Petits déjeuner, goûters, repas principaux, l’alimentation s’invite dans les performances scolaires aussi. Car une alimentation saine et équilibrée favorise le travail intellectuel et l’apprentissage. Ne pouvant résumer l’ensemble des travaux dans un article, nous allons voir comment le sucre d’un goûter, favorise ou freine les performances scolaires. En route !

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Qui a du mal avec ses émotions au moment des devoirs ?

Le problème au moment des devoirs n’est pas forcément le conflit. Ce sont les émotions qui y sont attachées. Et souvent, une fois la pression retombée, c’est la culpabilité qui nous assaille. « Pourquoi lui ai-je dit que…j’aurai jamais dû…si seulement je n’avais pas… ». Étrangement, à situation égale, nous retombons dans les mêmes erreurs. Pourquoi ? Parce-que nous avons 2 cerveaux !!! Ah bon ??? Mais oui, suivez-moi ! Lire la suite

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Qui veut savoir ce qui se passe dans ma tête quand je compte ? (dyscalculie)

Je suis très fière de ce dessin, car il résume bien ce qui se passe dans ma tête lorsque je dois calculer. Chez nous, nous connaissons bien les troubles DYS. Mon point fort c’est la dyscalculie. C’est un trouble de l’apprentissage lié aux nombres et aux calculs. Je vous fais voyager aujourd’hui au centre de mon cerveau. Bien entendu, toutes les personnes ayant ce trouble ne fonctionnent pas comme moi. Juste je vous explique ma situation ! On y va ? C’est parti !

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Qui n’est pas ok au moment des devoirs ?

Nous !!! Nous dans le sens mes enfants et moi. L’humeur avec laquelle on aborde le temps des devoirs donne souvent le ton de la séance. En prendre conscience, la reconnaitre et l’accepter nous aide à relâcher la pression. Si je suis de bonne humeur (OK) ou si je suis de moins bonne humeur (PAS OK) je vais, inconsciemment, dire ou faire des choses qui vont influencer le déroulé des devoirs. OK ? PAS OK ? C’est par ici ! Lire la suite

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Qui commence les devoirs sans petite cuillère ?!

Dans mes formations sur l’épuisement et le burn-out, je parle de la théorie des petites cuillères. Cette théorie est géniale, parce qu’elle permet de visualiser et d’évaluer notre état de fatigue. Et avoir des petites cuillères avant le temps des devoirs est primordial pour ne pas qu’il se transforme en cauchemar ! Mais c’est quoi exactement cette théorie ? Suivez moi ! Lire la suite