Qui a du mal à gérer le temps des devoirs ?

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Qui a du mal à gérer le temps des devoirs ?

La gestion du temps n’est pas réservée au monde de l’entreprise. Elle s’invite aussi dans nos foyers entre 18h et 20h, période pendant laquelle on aimerait tant avoir du temps ! Quel est l’impact de la temporalité sur l’heure des devoirs ? Suivez-moi !

conflit numéro 1 : ma notion du temps n’est pas la même que celle de mes enfants

Clairement et pendant longtemps, les enfants sont uniquement dans le temps présent. Et pendant qu’ils se concentrent sur les maths ou l’histoire-géo, nous pensons déjà aux étapes suivantes : gestion des douches, du repas, rangement, parfois continuer un ou deux dossiers ou ne pas louper son émission préférée pour pouvoir enfin se détendre. On aimerait alors que les enfants expédient rapidement les devoirs pour passer à la suite (Allez hop hop hop on enchaine !)

Oui mais voilà, les enfants prennent le temps de se mettre aux devoirs. Ils nous donnent l’impression de papillonner, de rechigner, de retarder exprès ce moment peu amusant. En fait, ils sont fatigués, énervés, démotivés (nous aussi d’ailleurs). Eux veulent prendre leur temps pour retarder au maximum l’échéance alors que nous, nous souhaitons qu’ils s’y mettent vite fait pour s’en débarrasser ! Et voilà l’éternel conflit du « dépêche-toi je n’ai pas que ça à faire ! » ce à quoi les enfants répondent « roh ça va j’arrive…j’arrive…. » en avançant telle la tortue au galop !

Conflit numéro 2 : les difficultés d’apprentissage

Alors que la séance devait durer quelques minutes elle s’éternise. Parce-que l’enfant est bloqué sur une ou plusieurs notions. Alors on explique, une fois, deux fois, trois fois. L’enfant ne comprend pas, nous ne comprenons pas qu’il ne comprenne pas. La frustration de ne pas arriver à débloquer la situation s’ajoute au temps qui défile. Et quand les deux enfants ont des difficultés, cela devient encore plus long ! Le temps passe, il accélère, déjà 19h30 et on a fait que la moitié. Les enfants sont fatigués, nous aussi. Le repas n’est pas prêt, l’émission de télé s’éloigne, le dossier tartampion sera fini à minuit…peut-être. Les spécialistes disent « pas plus d’une heure par jour suivant la classe » Ok. Au temps qui défile on ajoute notre frustration et enclenchons le cercle des jugements « je dois être nulle pour que ça ne se passe comme ils le disent ».

Conflit numéro 3 : et mon organisation dans tout ça ?

Peut-être qu’il est judicieux de se dire que dans cette gestion du temps, nous avons notre part de responsabilité. Parce qu’à dire vrai, en ce qui me concerne, JE SAIS que les devoirs vont durer longtemps. Entre la chasse aux trésors et le travail effectif avec des troubles DYS, JE SAIS au fond de moi que mon salut viendra de mon organisation en amont. Je vous livre ici quelques astuces, n’hésitez pas à me faire part des vôtres ! Attention, elles sont en adéquation avec ma famille, mon planning et nos difficultés. Je ne dis pas que c’est ce que vous devez faire, juste je vous partage quelques idées. Inspirez-vous en si ça vous aide, laissez-les dans le cas contraire !

Astuce 1 : j’arrête de croire que la séance va prendre peu de temps. Je compte toujours 2h. Et si elle finit plus tôt alors tant mieux. Je ne dis pas que chacun de mes enfants travaille 2h attention. Entre le moment ou ils ouvrent (ou cherchent !)  l’agenda, et le moment où le travail est fini ça me prend à moi 2h pour gérer les devoirs pour mes 2 enfants qui ont des troubles DYS. Je le sais, je l’accepte je m’organise en fonction.

Astuce 2 : je ne gère pas 2 enfants en même temps. Même si le plus grand est censé être plus autonome, JE SAIS qu’il va me poser des questions, ou me raconter une anecdotes entre 2 exercices ou bien encore je vais le voir s’énerver sur une leçon ou un devoir. Il arrive aussi que j’écrive à sa place parce qu’en fin de journée il n’y arrive plus (Dysgraphie du jour bonjour !). Alors je prends le temps avec chacun de mes enfants. Je n’y gagne pas en termes de temps, j’y gagne en termes d’énergie et de non énervement. Donc pendant que l’un fait des devoirs, l’autre prend sa douche et range sa chambre (ou joue, lit etc). Même si je peux avancer d’autres choses en parallèle je reste disponible pour celui qui en a besoin. Parfois j’épluche des légumes et parfois je fais réciter des leçons !

Astuce 3 : je fais de l’organisation culinaire !

Alors non, je ne passe pas mes week-end à cuisiner pour la semaine. Mais je fais en sorte

  • soit de cuisiner en grosse quantité pour ne le faire qu’un soir sur 2 (en ce moment une soupe + un plat = 2 soirs)
  • soit je prévois dans les soirées difficiles de faire des pâtes au beurre/fromage, des oeufs (omelette ou à la coque c’est vite fait !), de la graine de couscous avec des épinards surgelés. En somme des recettes simples et rapides au moins 3 fois dans la semaine et surtout en début de semaine parce que ce sont les journées les plus chargées dans mon travail. Je rajoute quelques crudités et le tour est joué
  • J’ai investi dans un cookéo, sorte de cocotte minute qui me permet de faire de la « cuisine bouton ». Je mets tout dedans, j’appuie sur le bouton ça chauffe tout seul, ça gère la pression et en plus ça garde au chaud ! (comptez 150 €, non je n’ai pas d’actions ! Je me suis fait offrir le basique, il n’est pas connecté donc il est moins cher et il cuit tout pareil !)

Astuce 4 : j’arrête de penser que je vais avoir assez d’énergie pour m’occuper du dossier tartampion le soir. Si vraiment je dois travailler, je me lève plus tôt. Déjà, je suis plus reposée, et en plus ça m’évite de m’ajouter ce stress en soirée. C’est comme ça que j’ai travaillé mon Doctorat ou mes examens quand j’ai repris les études. JE SAIS que le soir mon énergie va être en grande partie dédiée aux devoirs. Moins je me prévois de choses après, moins je me stress et plus je suis zen.

Conclusion

J’accepte d’être disponible au moment des devoirs. Sinon, c’est le stress et l’énervement assuré. Donc j’accepte que la séance va durer un long moment, je m’organise en fonction. Je ne prévois plus 10 mille choses pour « après » et j’essaye au maximum d’alléger mes soirées. Si les devoirs durent moins longtemps, c’est aussi l’occasion de glisser un jeu de société, un moment calme, un échange particulier. C’est aussi l’occasion de me poser quand j’en ressens le besoin. 10 minutes de pause et me voilà repartie ! On n’est pas obligé de passer nos soirées en apnées ! Il y a des soirées ou ça roule et des soirées ou c’est plus difficile. Modifier ma routine du soir m’a beaucoup aidé. Et vous, que pourriez-vous changer dans votre routine du soir pour gagner du temps et de l’énergie et vivre sereinement le temps des devoirs ?

 

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