Qui a déjà menti à des parents à propos des devoirs ?

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Qui a déjà menti à des parents à propos des devoirs ?

Moi !!! J’avoue au début. Quand j’entendais certains parents raconter comment se passait le temps des devoirs chez eux pendant que je bataillais avec mes MMS !!! (cf article « La chassa aux trésors des devoirs »). Comment suis-je sortie de cette comparaison néfaste ? Suivez le guide !

Une formation Montessori m’a ouvert les yeux : l’exemple de la mayonnaise

Pendant un an, pour élargir mes compétences en pédagogie, j’ai suivi une formation Montessori. L’idée était de comprendre comment était perçue l’autonomie dans cette approche si particulière.

Un jour, nous avons débattu un long moment sur la comparaison à l’école. Notre animatrice nous expliquait pourquoi la comparaison entre enfants était néfaste et nous a donné l’exemple d’un cours de cuisine. L’objectif étant de faire de la mayonnaise.

Vous mettez 5 personnes dans une salle avec les mêmes ingrédients et vous demandez à chacun de faire une mayonnaise. Si vous ne regardez que votre mayonnaise, vous pourrez évaluer le résultat à la hauteur de votre expérience (peut-être est-ce la première fois ? Peut-être avez vous progressé depuis votre dernière mayonnaise ? Peut-être qu’aujourd’hui vous l’avez ratée ?). Vous en tirerez les conclusions qui s’imposent (rajouter de l’huile, battre plus fort, achetez de la mayo en pot pourquoi pas !).

Mais si vous commencez à comparer votre résultat avec celui des autres, alors le sentiment de supériorité ou d’infériorité va faire son entrée, et avec lui son lot d’émotions négatives et de jugements hâtifs. La mayo est ratée parce-que je suis nulle, les autres sont plus douées, j’ai mis trois fois plus de temps que ma voisine, je pensais l’avoir réussie mais quand je vois la consistance de l’autre je suis finalement pas très contente du résultat etc…On ne se dit pas que l’autre a plus d’expérience, ou qu’elle peut nous donner d’excellents conseils pour la prochaine fois. Non, lorsque nous sommes dans la comparaison, nous avons tendance à faire parler nos émotions et à repartir tout penaud de ce cours de cuisine

A chacun sa mayo : la troisième voie

Cette exemple vaut pour beaucoup de situations et notamment la comparaison que nous faisons avec les autres familles. Nous ne voyons que ce que les personnes veulent bien nous montrer ou nous dire. A quoi bon nous comparer ?

Quand j’entends des mamans dire que tout se passe bien pour elles au moment des devoirs et bien je suis contente pour elles. Moi je galère parfois mais je l’accepte. Ma famille n’est pas la sienne, nous n’avons pas la même histoire, ni les mêmes forces d’ailleurs. Ce qui compte c’est ma progression. C’est ce que je peux faire pour éviter de nous épuiser au moment des devoirs puisque de toute façon, avec nos troubles DYS ce sera rarement simple. Mais ce n’est pas gênant ! Je ne me sens plus en compétition. Accepter la situation évite de m’épuiser à tendre vers un idéal qui n’est pas le mien.

 

Conclusion

Pour éviter de choisir entre envier ou jalouser, j’ai choisie la troisième voie : accepter mes difficultés et trouver des astuces pour alléger mon quotidien. Si je reste coincée dans l’émotion, je vais me plaindre et ne pas avancer. Il est toujours possible de faire autrement. Plus la peine de mentir ou d’envier les autres parents ! Rien est écrit, tout se construit ! Belle journée !

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